KOWEÏT, 30 Novembre (KUNA) – Le procureur général du Koweït, le conseiller Saad Al-Safran, a émis une décision pour créer une équipe de travail spéciale au sein du Parquet dédiée à la lutte contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants.
Cette décision s'inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale de lutte contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants et vise à réaffirmer l'engagement du Koweït envers les normes internationales et régionales en vigueur.
Le Parquet a précisé, dimanche dans un communiqué de presse, que la création de cette cellule spéciale s'inscrit dans le cadre de ses efforts pour développer le système de justice pénale, assurer la protection des victimes et améliorer l'efficacité des procédures d'enquête et de poursuite dans ce type de criminalité complexe.
Le communiqué a ajouté que, dans le cadre de la loi n° 91 de 2013, l’équipe entreprendra plusieurs tâches essentielles, notamment l’activation du système national d’orientation des victimes auprès du ministère public, l’élaboration de modèles procéduraux standardisés pour l’identification et la protection des victimes potentielles, l’amélioration des méthodologies d’enquête et de collecte de preuves, ainsi que l’établissement de lignes directrices techniques à l’intention des membres du ministère public et des autorités judiciaires concernant les indicateurs de criminalité.
Les tâches portent également sur l’élaboration de formulaires standardisés pour la documentation des affaires et des procédures judiciaires relatives aux victimes de la traite des personnes, l’examen des affaires existantes et nouvelles, l’identification des difficultés pratiques, la formulation des recommandations nécessaires, la création d’une base de données exhaustive sur la traite des personnes et le trafic de migrants, et l’élaboration de rapports analytiques périodiques à soumettre au procureur général.
Le ministère public a indiqué que l’équipe est aussi chargée de la coordination internationale pour répondre aux observations formulées dans les rapports pertinents des Nations Unies et des instances régionales, la préparation des réponses et des informations requises, ainsi que la proposition et la mise en œuvre de programmes de formation spécialisés à l’intention des membres du ministère public et des autorités judiciaires, en coopération avec l’Institut koweïtien d’études judiciaires et juridiques.
Le ministère public a affirmé que la création de cette équipe illustre sa volonté de renforcer l’état de droit, de développer des outils de protection des victimes et d’assurer la conformité des procédures nationales avec les obligations internationales du Koweït, notamment au regard de l’évolution constante de la criminalité. (Fin)(N.SH.)(R.M.)