GAZA, 1er Février (KUNA) --- Les autorités sanitaires de la bande de Gaza ont mis en garde, dimanche, contre la dégradation rapide et alarmante du système sanitaire, regrettant que près de 6.000 patients et blessés soient classés en situation de « danger extrême », ayant, désormais, besoin d’une évacuation médicale immédiate par le poste-frontière de Rafah, afin de sauver leur vie.
Dans une déclaration aux journalistes, les autorités ont expliqué qu’il s’agit des avertissements à la suite des informations annonçant une ouverture expérimentale et limitée du point de passage de Rafah. D’après ces informations, le passage devrait fonctionner régulièrement à partir de lundi, dans le cadre d’un mécanisme permettant la sortie quotidienne de 150 personnes, contre l’entrée de 50 personnes dans l’enclave.
Les autorités sanitaires ont, toutefois, souligné que le nombre de patients nécessitant des soins à l’étranger dépasse largement la capacité actuelle du dispositif d’évacuation, mettant en garde contre des cas médicaux urgents ne tolérant aucun retard.
Elles ont insisté sur la nécessité d’évacuer au moins 500 patients par jour, afin d’alléger leurs souffrances et de freiner l’effondrement continu des services sanitaires.
De son côté, le directeur du complexe médical d’Al-Shifa, Mohamed Abou Salmiya, a indiqué que près de 50% des patients dialysés sont décédés au cours des deux années d’agression et de blocus, en raison de l’effondrement sévère des capacités médicales.
Il a, également, fait état d’une pénurie de plus de 70% des médicaments essentiels, précisant que le complexe ne dispose que de 34 appareils de dialyse pour prendre en charge environ 750 patients. (Fin)(W.B.)(A.A.)