GENÈVE, 16 Janvier (KUNA) – Le Programme alimentaire mondial (PAM) a mis en garde, vendredi, contre la grave insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et du Centre cette année, soulignant qu’environ 55 millions de personnes dont 13 millions d’enfants souffrent d’insécurité alimentaire, en raison de l’escalade de la violence et de manque de financement qui touche les organisations humanitaires.
Dans une visioconférence, le directeur de l'analyse de la sécurité alimentaire et de la nutrition au PAM, Jan-Martin Bauer, a fait remarquer que trois millions de personnes risquent d’entrer le quatrième phase de la classification de la sécurité alimentaire, la phase d'urgence qui précède la catastrophe, en Afrique de l'Ouest et centrale, soit le double du nombre enregistré en 2020.
Il a, également, noté que de nombreuses personnes dans le nord-est du Nigéria, et plus particulièrement dans la provenance de Borno, sont entrées, pour la première fois en dix ans, dans la cinquième phase de la classification, où environ 15.000 personnes sont confrontées à des conditions alimentaires « catastrophiques », ce qui signifie que les taux de mortalité ont atteint des niveaux supérieurs à la normale et que la population est entrée dans une phase proche de la famine.
Le responsable onusien a révélé que le programme a été contraint de réduire considérablement ses opérations l’année dernier, en raison de l’effondrement du financement internationale, dont il a suspendu l’aide dédie aux 300 milles enfants au Nigéria.
Le programme ne permettra d'aider qu'environ 72 milles personnes au Nigéria en février prochain, contre environ 1,3 million de personnes en 2025, ce qui témoigne de l'ampleur du déclin de la capacité à répondre aux besoins humanitaires.
A cet égard, Bauer a appelé la communauté internationale à se mobiliser pour fournir 453 millions de dollars américains au cours des six mois prochains, afin de mettre en œuvre le plan d’action humanitaire de base en Afrique de l’Ouest et centrale.(FIN)(A.KH)(Z.A)