KOWEÏT, 25 Février (KUNA) --- Le Koweït célèbre, demain jeudi, le 35e anniversaire de sa libération, une commémoration marquée par la fierté nationale et le souvenir de la résistance du peuple koweïtien face à l’invasion irakienne du 2 août 1990, ainsi que par la reconnaissance du soutien international ayant contribué au rétablissement de sa souveraineté et de sa légitimité.
Malgré les épreuves particulièrement difficiles traversées durant cette période, les Koweïtiens ont fait preuve d’une solidarité et d’un esprit de sacrifice remarquables, rejetant l’agression et affirmant leur attachement à leur direction légitime pour défendre l’indépendance, la liberté et l’intégrité territoriale de leur pays.
Les Koweïtiens rendent hommage aux martyrs tombés durant l’occupation, dont le sacrifice a permis au pays de retrouver sa liberté et sa dignité. Ils se souviennent, également, des efforts déployés par la direction politique du pays, qui a mobilisé la communauté internationale et défendu la cause koweïtienne sur la scène mondiale jusqu’à la libération.
Parmi les moments marquants de cette période figure le discours prononcé devant l’Organisation des Nations unies (ONU) par l’émir défunt, Cheikh Jaber Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, qui avait présenté au monde le message d’un peuple attaché à la paix, à la solidarité et à la coexistence entre les nations.
Les Koweïtiens se remémorent, également, les efforts du Prince héritier de l’époque, Cheikh Saad Al-Abdallah Al-Salem Al-Sabah, qui avait œuvré à la défense de la légitimité koweïtienne, organisé le fonctionnement du gouvernement, assuré la protection des citoyens et soutenu la résistance.
Un rôle diplomatique déterminant a été, également, joué par Cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, alors ministre des Affaires étrangères, qui a réussi à mobiliser un large soutien régional et international en faveur du Koweït.
Le peuple koweïtien exprime aussi sa reconnaissance envers l’ancien roi de l’Arabie saoudite et Gardien des deux Saintes Mosquées, Fahd ben Abdelaziz Al Saoud, qui avait accueilli la direction koweïtienne et ses citoyens dès les premiers jours de l’invasion. Les dirigeants des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont, également, salués pour leur appui constant et leur refus ferme de l’agression.
Les pays frères et alliés ont joué un rôle essentiel dans la libération du Koweït en mobilisant leurs ressources diplomatiques, politiques et militaires, et en œuvrant à l’application des résolutions du Conseil de sécurité visant à mettre fin à l’occupation.
Les États membres du CCG se sont rapidement mobilisés dès le début de la crise. Leurs efforts ont conduit à la tenue d’un sommet arabe extraordinaire au Caire le 10 août 1990, précédé de réunions des ministres arabes et islamiques des Affaires étrangères.
Cette mobilisation internationale a permis l’adoption de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité, notamment la résolution 660 du 3 août 1990 condamnant l’invasion et exigeant un retrait immédiat, puis la résolution 678 du 29 novembre 1990, fixant au 15 janvier 1991 la date limite du retrait irakien, autorisant le recours à la force en cas de non-respect.
Le 12 janvier 1991, le Congrès américain a autorisé le président George H. W. Bush à utiliser les forces armées américaines pour libérer le Koweït. L’offensive terrestre de la coalition a débuté le 24 février, aboutissant au retrait des forces irakiennes le 26 février 1991. Le lendemain, la libération du Koweït a été officiellement annoncée, après cent heures d’opérations militaires terrestres. (Fin) (R.B.) (A.A.)