GENÈVE, 13 Février (KUNA) -- Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a conclu, dans un rapport publié vendredi, que les Forces de soutien rapide (FSR) ont commis des atrocités à grande échelle équivalant à des crimes de guerre et à de possibles crimes contre l’humanité lors de leur offensive d’octobre dernier visant à s’emparer de la ville assiégée d’El Fasher, au Soudan.

Dans un communiqué, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé à l’ouverture d’une enquête impartiale et indépendante afin d’établir les responsabilités pénales, y compris celles des commandants et des hauts responsables, et de traduire en justice les auteurs de crimes graves par tous les moyens légaux disponibles. Il a évoqué la possibilité de poursuites devant des tribunaux soudanais équitables et indépendants, au titre de la compétence universelle exercée par d’autres États, ou encore devant la Cour pénale internationale et d’autres mécanismes compétents.

Selon les conclusions du rapport, plus de 6000 personnes ont été tuées au cours des trois premiers jours de l’attaque contre El Fasher, après 18 mois de siège continu. Au moins 4400 victimes ont été recensées à l’intérieur de la ville durant cette période, tandis que plus de 1600 autres ont péri sur les routes en tentant de fuir. Le rapport souligne que le bilan réel de cette offensive d’une semaine est probablement bien plus élevé.

Le document détaille des violations graves, notamment des massacres, des exécutions sommaires, des enlèvements et l’utilisation de la famine comme méthode de guerre. Il fait également état d’attaques délibérées et indiscriminées contre des civils, du ciblage du personnel médical et humanitaire, de violences sexuelles, y compris des viols, d’actes de torture et d’autres traitements cruels, ainsi que de pillages et du recrutement et de l’utilisation d’enfants soldats. (Fin) (I.Kh.) (Kh.J.)