KOWEÏT, 30 Novembre (KUNA) –– La promulgation du décret-loi n 159/2025 relatif à la lutte contre les stupéfiants et les substances psychotropes marque l’entrée du pays dans une nouvelle phase de fermeté législative, a affirmé, dimanche, le premier Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Cheikh Fahd Yousef Saoud Al-Sabah.

Dans un communiqué, Cheikh Fahd Al-Yousef a expliqué que ce nouveau texte renforce et unifie les sanctions visant l’ensemble des drogues et substances psychotropes, ajoutant qu’il instaure un système de dissuasion strict, avec des peines pouvant aller jusqu’à la peine de mort, la réclusion à perpétuité, et des amendes pouvant atteindre deux millions de dinars koweïtiens pour les crimes d’importation, de trafic, de fabrication ou de culture.

La loi durcit, également, les sanctions liées au commerce, à la promotion et à l’échange de stupéfiants, a-t-il ajouté, notant que parmi les cas aggravés figurent l’exploitation de mineurs dans des activités liées aux drogues, ainsi que la commission d’infractions dans des lieux de soins, d’éducation, de sport, de réhabilitation ou dans les prisons.

Ces dernières années ont été marquées par d’importantes saisies de stupéfiants et l’échec de nombreuses tentatives de contrebande, a indiqué le ministre, assurant que le nouveau texte permettra aux forces de sécurité d’accroître leur capacité de dissuasion et de resserrer l’étau autour des réseaux criminels, grâce à un cadre légal considéré comme le plus sévère adopté à ce jour.

Il a ajouté que la loi renforce, également, les sanctions en cas de mauvais usage d’ordonnances médicales, de délivrance ou de prescription de substances narcotiques ou psychotropes à des fins de consommation, ainsi que la consommation au sein des prisons, postes de police, centres de soins, établissements éducatifs, lieux de culte et espaces d’apprentissage.

La loi offre, toutefois, la possibilité d’un traitement volontaire ou via des signalements effectués par des proches jusqu’au troisième degré, avec garantie totale de confidentialité. Des peines sont prévues pour toute divulgation de ces informations ou pour tout signalement malveillant.

La loi entrera en vigueur 14 jours après sa publication au Journal officiel, laissant ainsi au public le temps de s’y familiariser et aux institutions de compléter les procédures nécessaires à sa mise en œuvre, a-t-il enfin indiqué. (Fin) (A.K.) (A.A.)