Par Dhari Al-Duweish
KOWEIT, 1er Avril (KUNA) – L’équitation est désormais espoir pour les personnes atteintes des troubles de l’autisme. Des études et des recherches confirment les avantages de la thérapie équestre pour des personnes aux besoins spécifiques, notamment les autistes.
Parallèlement aux recherches scientifiques visant à guérir l'autisme, une nouvelle forme de thérapie à fait et nourrit de nouveaux espoirs chez les patients atteints de cette maladie. A dos de cheval, les patients allient loisir et thérapie.
Des études ont approuvé des résultats étonnants sur l'évolution de ces patients, qui se rapprochent de plus en plus de leur environnement et du monde extérieur.
L'enfant autiste vit dans son propre monde isolé de tous ceux qui l'entourent et dans l’incapacité de communiquer avec eux. Mais à dos de cheval, il peut briser ce silence et partir à la découverte de ce monde extérieur.
Selon des études, le thérapeute spécialiste commence par sélectionner le nouvel ami de confiance de l’enfant autiste. Un cheval qui peut supporter les cris et les violences de l’enfant. Au fil des étapes de traitement, l’enfant se familiarise avec son cheval, ainsi que les règles et consignes qu’il doit suivre pour contrôler l’animal.
L’équitation améliore également le psychisme mental de l’enfant et crée un lien de confiance.
Au Koweït, les enfants autistes et aux besoins spécifiques font l’objet d’une attention particulière. De nombreux centres ont été créés, dont le Centre koweïtien de l’autisme, désormais l’un des centres de référence à l’international.
« Les avantages de l'équitation pour les personnes atteintes d'autisme sont considérés comme théoriques et non comme des remèdes au sens strict du terme », a déclaré la directrice du centre, Samira Al-Saad, à l’Agence de presse du Koweït (KUNA).
Al-Saad a déclaré que l'équitation aide les personnes atteintes d'autisme à surmonter l'obstacle de la communication qui empêche l'apprentissage et l'acquisition de nouvelles compétences.
Elle a souligné qu’il n’existe pas de recensement officiel de toutes les personnes atteintes d’autisme au Koweït, empêchant le public de s’approfondir dans cette maladie.
Elle a ajouté que le Centre cherche actuellement à sensibiliser la société aux caractéristiques de ce trouble afin recenser les cas et vulgariser les traitements.
Al-Saad a souligné le soutien constant du gouvernement pour le centre, faisant savoir que ce dernier coopère avec des clubs équestres, publics ou privés dans l’objectif de venir en aide aux autistes.
Elle a souligné l'importance de l’acceptation de la famille des personnes atteintes d'autisme ou handicapés en vue de répondre à ses besoins affectifs et faciliter son intégration dans la société.
Sur un autre plan, le chercheur Batal Al-Batal a déclaré à KUNA que les programmes d’équitation, qui se sont récemment répandus dans plusieurs pays arabes et étrangers, ont donné des résultats positifs. Maintes études ont montré à cet égard l'impact positif des chevaux sur l'amélioration et le développement des personnes souffrant des troubles d'autisme par interaction sociale, sensorielle et motrice.
Il a indiqué que des études et des programmes autres que l'équitation contribuent à améliorer le trouble du spectre autistique de l'enfant, notamment les dauphins et la natation.
Pour sa part, la spécialiste de l’entrainement équestre des patients autistes, Salma Al-Issa, a déclaré à KUNA, que les parents souhaitent vivement inscrire leurs enfants, faisant savoir que le programme de formation permet à l’enfant de franchir la barrière pour le monde extérieur.
Elle a ajouté que le programme cultive les capacités de communication visuelle et de perception de l'enfant en général, ainsi que sa concentration et améliore son comportement, sa confiance en soi et son respect des consignes.
Elle a expliqué que, dans la durée, la formation vise à optimiser la concentration de l'enfant et à mieux respecter les ordres. La durée de la thérapie et ses résultats varient d'un enfant à l'autre en fonction du degré d'autisme chez l'enfant, allant de sévère à modéré à simple.
Pour sa part, Farah Mohammed, mère d'un enfant autiste, a affirmé à KUNA qu'elle a découvert l'état de son enfant très tôt et a consulté des ouvrages scientifiques, des études et des recherches spécialisées qui l’ont aidé à approfondir ses connaissances en la matière et à lui offrir un environnement approprié dans la maison.
Elle a évoqué sa coopération avec un spécialiste du comportement depuis quatre ans, ajoutant que ce contact a contribué à un changement radical du comportement de son enfant dans la mesure où son lien avec la société s’est considérablement renforcé.
La mère a expliqué que son enfant a des problèmes sensoriels et des troubles en termes d'équilibre de la perception motrice et physique, ainsi que des problèmes de focalisation indiquant qu'elle a visité un thérapeute spécialisé qui l’a conseillé à lui apprendre à monter à cheval et à nager.
Après trois ans d’entrainement, l'enfant a appris à contrôler son corps, à renforcer ses muscles et sa confiance en soi, ainsi que l'équilibre de ses problèmes sensoriels. (FIN) (D.D)(N.A).