GENEVE, 14 Novembre (KUNA) -- Le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies tiendra, aujourd’hui vendredi, une session spéciale sur la situation à El Fasher au Soudan, dans le but de prendre une position décisive face aux dangereux développements sur le terrain et de discuter d’un projet de résolution qui prévoit la mise en place d’un mécanisme indépendant pour surveiller le respect du cessez-le-feu.
La session intervient à la demande conjointe de l’Allemagne, de l’Irlande, des Pays-Bas, de la Norvège et du Royaume-Uni, et avec le soutien de 24 Etats membres.
Le projet de résolution soumis au Conseil appelle à la recherche d’une solution pacifique fondée sur un dialogue global dirigé par les Soudanais, mettant fin à toutes les tentatives visant à établir des structures de gouvernance parallèles, et le lancement d’un processus de transition politique global menant à l’établissement d’un gouvernement national civil démocratiquement élu après une période de transition dirigée par des civils.
Dans son projet de résolution, le conseil condamnera toutes les formes d’ingérence extérieure qui contribuent à alimenter le conflit et demande aux parties locales, régionales et internationales de respecter l’unité et l’intégrité territoriale du Soudan.
Le conseil renouvellera son appel à la Mission d’établissement des faits pour qu’elle empêche tout soutien matériel apporté aux parties belligérantes et exhortera les pays et les parties concernées à respecter l’embargo sur les armes imposé au Darfour conformément à la résolution 1556/2004 du Conseil de sécurité les résolutions ultérieures.
Selon le conseil, l’établissement des responsabilités pour les violations flagrantes des droits de l’Homme et du droit international humanitaire est un pilier fondamental de tout règlement durable de la crise soudanaise. C’est pourquoi il a appelé à des enquêtes indépendantes et transparentes sur toutes les violations présumées, soulignant à cet égard le rôle important de la Cour pénale internationale.
D’ailleurs, le projet de résolution demandera à la Mission d’établissement des faits lancée en 2023 de mener une enquête urgente sur les violations qui se sont produites dans et autour d’El Fasher et d’identifier les responsables. (Fin)(I.Kh.)(O.K.)