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L’Opep appelle à investir davantage dans l’industrie pétrolière

Le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Haitham Al-Ghais.
Le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Haitham Al-Ghais.

VIENNE, 14 Juin (KUNA) -- La demande mondiale de pétrole n’a pas atteint son pic et n’est pas encore en vue, d’où la nécessité d’investir continuellement dans l'industrie pétrolière, a affirmé le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Haitham Al-Ghais.

Dans un article publié, jeudi soir, sur le site Internet de l’Opep, Al-Ghais a rappelé que « entre 1990 et 2010, une théorie sur un pic d'approvisionnement en pétrole n’a cessé d’être discuté. Néanmoins, cette théorie n’a pas encore été concrétisée, car le développement technologique continu a contribué à la réduction des coûts de production et au développement des ressources pétrolières ».

Au cours de la dernière décennie, les discussions se sont tournées vers un pic de la demande pétrolière. Certains prévisionnistes promouvant de plus en plus des scénarios théoriques ont décidé, avant toute analyse de données, que le pétrole ne devrait pas faire partie d'un avenir énergétique durable, a-t-il critiqué.

D'autres scénarios examinent la théorie de zéro émission nette, prévoyant que la demande de pétrole atteindrait son pic avant 2030, ou de manière plus radicale, que la demande diminuerait de plus de 25% d'ici 2030, outre des appels à arrêter les investissements dans de nouveaux projets pétroliers.

Al-Ghais a, dans ce cadre, évoqué les nombreux scénarios futurs pour atteindre la neutralité carbone et qui se penchent sur le remplacement des sources actuelles d'énergie plutôt qu'à en ajouter de nouvelles, saluant les progrès accomplis dans le domaine des énergies renouvelables et des véhicules électriques, qui, pourtant, ne sont pas encore capables de remplacer les 80% du mix énergétique actuel.

Quant à l’avenir de l’énergie dans le monde, Al-Ghais a fait part de trois prévisions principales : Premièrement, la croissance de la demande de pétrole se produirait principalement dans les pays en développement, s'attendant à ce que la demande s'élèverait à plus de 25 millions de barils par jour (bpj) d'ici 2045. La part de la Chine et de l'Inde dans cette hausse dépasserait les 10 millions de bpj.

Il a, deuxièmement, assuré une hausse continue de la demande de pétrole, s'attendant à une augmentation de 4 millions de bpj au cours de 2024 et 2025, tandis que l’Agence internationale de l'énergie (AIE) table sur deux millions de bpj seulement au cours de la même période et à raison de 800 mille bpj, en 2026.

Al-Ghais a finalement indiqué que « plusieurs régions du monde font face à un déclin de l’intérêt des consommateurs, ce qui pousse les décideurs à réagir et évaluer leurs politiques, tout comme le récent soutien du Royaume-Uni à la délivrance de nouvelles licences pétrolières et gazières ». (Fin)(A.Q.)(A.A.)